Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /Juil /2009 22:34
23 juillet.

Une fois le temps des despedidas enclenché, tout est allé très vite. Les soirées se sont enchainées, nos poitrines ont été serrrées d'émotion et mon carnet de voyage a été rempli de petits mots.
Je n'ai pas profité pleinement de la ville, n'ai pas passé mes derniers moments à découvrir tout ce que je n'avais encore jamais visité mais l'important n'est pas là.
Mes derniers jours à Valparaiso ont été constitués d'instants simples et magnifiques avec les gens qui ont le plus compté pour moi au cours de l'année.

Je suis arrivée à Paris hier et à Lorient ce midi. Je commence à retrouver mes proches et à défaire mes valises.
Je peine encore à réaliser que je suis partie pour de bon, que je ne retournerai pas au Chili la semaine prochaine... que je n'y retournerai pas avant au moins "un bon bout de temps".
Dans ces conditions, partir n'est pas simple. Il faut dire au-revoir à ceux qu'on a seulement cotoyé mais aussi à ceux avec lesquels on a vécu, refait le monde, voyagé, rit, dansé comme des fous... tout en sachant qu'on ne les reverra peut-être jamais.

Cette année est sans doute la plus riche de ma jeune existence en termes de relations humaines, de découvertes mais aussi de développement de mes goûts, de ma personnalité, de ma vision de la vie et des gens.
Beaucoup - y compris à travers de rencontres brèves et fortuites - y ont contribué.
Ce dont je me souviendrai le plus, le souvenir que je chérirai le mieux est sans doute "el cariño de la gente" soit la tendresse/la gentillesse/l'affection de la plupart des chiliens.
Un an n'était pas trop long pour m'en rendre compte.


Para los que no entienden el francés... (no se imaginan lo extraño que significa ahora para mi escuchar hablar francés en todas partes... voy a echar de menos el hecho de hablar castellano todos los dias)

Estaba escribiendo que voy a recordarme facilmente de lo que para mi fue super impactante: el cariño de la gente.
Las relaciones me parecen mas espontaneas en Chile, crecen rapidamente y simplemente. La gente se interesa de verdad en entenderte, en tratar de saber quien eres.

Quizas por eso pueda afirmar que una gran parte de ustedes me entienden/leen/cachan muy bien. Mas que muchos amigos franceses, una gran parte de ustedes se enteraron naturalmente de cosas muy importantes sobre mi personalidad y mi forma de ser.

No deja de impresionarme que hayamos podido compartir caleta de cosas sin ni siquiera conocernos tanto.
Mis ultimos dias en Valparaiso han sido intensos y bellos, rellenos de momentos sencillos y bakanes junto con los que transformaron este año en un periodo tremendamente rico.

Les agradezco a todos para lo que pude vivir alla durante 12 meses-363 dias.
Han sido, son y seran muy importantes para mi. Lo que me dejaron no tiene precio.
Ya dije varias veces que soy bastante incapaz de expresar mis sentimientos. Sin embargo, es mucho mas facil en español. Por eso, lo puedo resumir asi y sin vacilar: les quiero mucho.



Par Myriam
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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /Juil /2009 21:21

Vite vite vite ! Il faut que j'écrive un peu avant que ça n'ait plus aucun sens !

Les cours sont finis, le temps des despedidas (fêtes d'adieu) a commencé et il me reste à présent moins d'une semaine pour profiter de mon cher valpo.

Je n'ai jusqu'à présent pas beaucoup parlé de mes cours du semestre. C'était pourtant assez chouette. J'ai entre autres fait une enquête sur les skinheads (et ai interviewé de joyeux spécimens), ai suivi un député hyperactif en campagne sénatoriale toute une journée, ai passé des heures en salle de montage...
J'ai validé mon semestre sans soucis et reste bluffée par le fait qu'il n'y ait pas de partiels à passer.


La fin du semestre est synonyme de nostalgie par anticipation. Vient le moment de fermer une parenthèse d'un an. Entre l'envie de retrouver famille et amis et la non-envie de partir et de quitter un mode de vie dans lequel on se sent bien... les impressions sont mélangées et contradictoires.

Pour marquer la fin du semestre et avant que ne commencent les fêtes de départ (jamais très funs), on a joyeusement festoyé chez moi début juillet.
Pour une fois qu'on avait un appareil photo en soirée (ils se sont raréfiés en cours d'année), on en a profité pour immortaliser une partie de ceux qui nous ont accompagné pendant plusieurs mois.













Il y a peu, je suis partie avec Marie à Buenos Aires. Bien logés chez Hélène et Grégoire, nous avons eu 3 jours entiers pour découvrir (en marchant beauuucoup) la gigantesque capitale argentine.

Ce n'était pas gagné pour moi de sortir du pays en grande partie à cause des démarches que j'ai dû entreprendre après mon vol. J'ai réussi à finir de réunir les documents nécessaires pour sortir du chili - nouveau passeport, tampon de visa sur le passeport, justificatif comme quoi la procédure pour avoir une nouvelle carte d'identité est en cours - quelques heures avant de partir pour l'aéroport. 

Nous avons découvert une ville beaucoup plus tranquille que la normale entre jour férié et jour férié sanitaire...
(album photo dans la colonne de droite)



L'Argentine prend beaucoup plus (trop ??) au sérieux la prévention contre la grippe A que le Chili...

Quartier de Carlos Gardel

Obélisque sur l'avenida 9 de julio

Plaza de Mayo (prononcez Macho)

Puerto Madero

La Boca

Caminito




Nous n'avons pas dormi la dernière nuit car nous devions prendre l'avion du retour très tôt le 11. Taxi, navette, avion, navette, bus... cette matinée n'en finissait pas. J'ai dormi toute l'aprèm' pour enchainer avec la despedida de marie qui s'est prolongée jusqu'à 8h15 le lendemain matin...



Lever du soleil sur le port


Par Myriam
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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 19:31
Taaaaanto tiempo !

C'est ce qu'on se dit quand on s'est pas vu depuis un moment (au chili, à partir de deux jours sans se voir, c'est le grand classique des retrouvailles).

Je n'ai pas de passeport donc pas de voyages/péripéties exotiques à raconter. La vie quotidienne est chouette mais pas trépidante. Mon cours de journalisme télé me donne par contre une bonne occasion de partager avec toi, public, de nouvelles choses.

On devait un vidéo clip pour un groupe émergent de la région. "Perro Alegre" est un groupe de rock de valpo qui marche pas mal (pas vraiment mon style soit dit en passant).
Le titre de la chanson "Que descanses en paz" est un jeu de mot qui fait référence à la gigantesque entreprise immobilière PAZ. Elle gère une grande partie des projets de construction d'immeubles neufs (ceux-là mêmes qui enlaidissent le paysage). En gros, les paroles signifient que lorsque les gens décident de vivre dans un de ces immeubles, ils meurrent à petit feu. On a donc tourné une partie du vidéo clip dans un cimetière (très subtil !).


Ce sont des tombes. De loin on dirait des HLM. De près, on se dit que ce sont des archives municipales morbides...
















C'était vraiment cool à faire. Encore une preuve si besoin qui montre que vivre quelque temps dans un pays permet de le découvrir hors des sentiers battus.
Tout ça a représenté pas mal de travail. Les photos ne montrent que le tournage. La partie immergée de l'iceberg représente beaucoup de temps dédié à la production, au montage, à la post-production, au réglage sans fin des dernièrs imperfections...

J'ai hésité à publier le clip tel quel car un truc me chiffonne. Mais je ne peux plus rien y faire, la vidéo ci-dessous est celle qui est à présent diffusée sur youtube. Elle servira pour la promo du groupe.
Il manque donc les remerciements... Je prends donc la peine de dire modestement merci à ceux que j'ai moi même mobilisé : Luis, Paul, Ulises, Julia et Catalina :)





Par Myriam
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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 21:42

A vacances atypiques, article atypique.

Programme initial du séjour de david et olivier au chili : passer la première journée dans la capitale (dimanche 26/04), prendre l'avion tôt le lendemain matin pour arica (ville frontière), arriver en bolivie dans la soirée,  parcourir potosi et le salar d'uyuni, rentrer au chili et rester à valparaiso les derniers jours.

Parce que ce n'est pas fun quand tout est bien ficelé, voici le récit en trois chapitres, pas vraiment chronologique, de 15 jours inoubliables au chili.



Chapitre 1 : Ce qui ne s'est (vraiment) pas passé comme prévu

Jour 1 : certaines choses manquent à l'appel
Levée à 5h45, sortie de chez moi à 6h15 avec mon sac de rando et un petit sac noir en bandoulière, il fait encore nuit à valpo et la fête n'est pas encore finie pour certains. Place anibal pinto, alors que je commençais à demander à un chauffeur de colectivo (taxi à trajet fixe) s'il allait bien jusqu'au terminal de bus, quelqu'un arrache (littéralement) le fameux petit sac et détale en courant accompagné d'une autre personne.
Je reste stupéfiée, referme la porte du colectivo et me trouve d'un coup "légèrement" dépourvue : plus de passeport, de carte d'identité chilienne, de carte de crédit, de clés, de téléphone, d'appareil photo... il me reste quelques milliers de pesos et ma carte d'étudiant.
Quelqu'un appelle les flics qui me conduisent au poste pour que je fasse la déclaration de vol. Et là, alors qu'ils remplissent plusieurs papiers, demandent à savoir ce que je connais comme insultes chiliennes... je commence à m'en vouloir. Beaucoup.

Photo prise dans un tout autre contexte (mais pendant cette même quinzaine)

1/ j'aurais complètement pu éviter ça en mettant tout dans mon sac de rando, je pensais ne rien risquer en allant "juste au terminal" mais il était assez tôt => les leçons de prudence que m'apporte mon expérience au chili auraient dû s'ancrer plus profondément dans mes habitudes
2/ j'étais pressée de sauter dans un bus pour santiago pour aller chercher les bro' à l'aéroport
3/ j'allais devoir leur dire que je ne pouvais plus aller en bolivie
Je finis par les retrouver dans l'aéroport. Ils m'apprennent que david n'a pas son sac et qu'on ne pourra le récupérer que le lendemain à arica (au final, on ne le récupérera que le surlendemain dans la matinée - on aurait donc déjà perdu au moins un jour en bolivie).

De très bons auspices quoi !!!


Petites santés
Réveil à 3h45 le lendemain pour aller à l'aéroport. J'ai pas dormi, je tremble, j'ai à moitié de la fièvre... de mauvais signes qui se concrétisent dès l'arrivée à arica... Gastro ou indigestion ? Je passe la journée couchée dans un hostal, je suis toute faible avec un bide qui mettra plus d'une semaine à se stabiliser. Chouette !

Vue sur arica (j'étais alitée pendant ce temps-là ^^)

On en rajoute à peine...

Oliv sera aussi assez malade (crève plutôt), surtout pendant les 3 jours dans le parc national lauca (expédition de substitution).
On a en plus tous été frappés le dernier jour de l'expédition par un sympathique mal des montagnes (on a atteint 4.640m) qui nous comprimait fortement le crâne. Le mate de coca n'y fait rien... le soroche nous a empêché de profiter comme on l'aurait voulu des spendeurs de l'altiplano.


Money, money, money...
Note pour toi public : faute de carte bancaire, ça peut paraître cool de se faire tout payer pendant deux semaines (bien sûr que je les rembourse !!) mais ça l'est moins quand on voyage dans les endroits les plus chers du chili (budget beaucoup plus élevé qu'en bolivie), quand les plafonds de retrait sont atteints, quand les distributeurs sont vides et quand il faut faire les comptes à la fin !



Chapitre 2 : Ce qui aurait pu rentrer dans le premier chapitre mais termine plutôt dans le troisième

Crevage de pneu in the middle of nowhere
Trajet altiplano-arica : notre mini bus crève soudain. Ragallardis par la descente à une altitude décente, les garçons saisissent le frisbee et se lance dans leur première série de lancers en paysage lunaire.
 




Tour à touristes

Après le parc national lauca où il y avait nous, 5 habitants par village et des milliers de camélidés (récapitulatif pour certains ^^ : guanacos en dessous de 3.000m puis vicuñas, llamas, alpacas), nous avons gagné san pedro de atacama. Le village en adobe est une des principales attractions touristiques du chili parce qu'il permet de rayonner dans plein de sites exceptionnels. Peuplé de semi routards et de touristes en goguette, il est difficile d'y échapper à des prix 40% plus chers que la normale et aux tours en agence. Parce que, justement, on ne peut pas toujours y échapper, nous avons choisi de faire l'expédition à la "laguna cejar". Les mini bus remplis se suivaient sur le chemin défoncé, tout le monde arrivait en même temps aux points d'intérêt... pas vraiment notre tasse de thé.


Heureusement, au bout du chemin, il y avait un salar. Il n'est pas très grand, personne ne mentionne jamais son nom et pourtant on peut marcher dessus, y faire des photos funky, admirer le reflet du coucher du soleil dans l'eau... un modeste uyuni mais quand même un magnifique remède à la déception de ne pas y être allés !!









Parce que je ne peux pas voyager sans être en contact permanent avec les carabineros
Côté insolites, alors que nous rentrions d'un tour à vélo dans des gorges superbes et après avoir traversé une rivière, un homme portant un court poncho noir sous lequel il était torse nu accoure vers nous et nous crie depuis l'autre rive qu'il faut qu'on se dépêche d'aller prévenir la police au village parce que quelqu'un "esta colgado" (= est pendu mais pour moi ça pouvait aussi bien vouloir dire qu'il était coincé dans les roches).




Très chouette endroit où nous devions traverser le cours d'eau.

On pédale à toute vitesse, jusqu'à une forteresse pré-inca (7kms plus loin, même pas le temps de la visiter au final) pour prévenir. Sur le chemin du retour et alors que pendant 2kms david devait pousser son vélo avec l'arrière devant parce que son roulement était mort, les policiers viennent deux fois me parler sur le chemin (première photo de l'article) pour me demander des précisions.


Colgado signifie pendu/suicidé bref mort et j'avais donc déclenché une opération "45917". J'avais simplement répété
ce que m'avait crié l'homme bizarre au poncho. La personne était bien seulement coincée et quand les policiers sont arrivés, il semble qu'elle nageait déjà pépère dans la rivière...



Chapitre 3 : Les bonnes surprises

Le tour au parc national lauca
Une très bonne agence au départ d'arica, deux nuits à putre, de splendides paysages, de belles rencontres (que ce soit des aymaras ou le couple de slovènes qui nous accompagnait).


Terminal agricole d'arica : grand marché

Socoroma





Salar de surire

Termes très (trop !) naturelles


Bofedales

Lago chungara


San pedro de atacama, en différent


Le vélo dans la vallée de la mort, ça se mérite...

... mais c'est bien souvent récompensé !

Salar




Nouvelles photos de valpo


Ci-dessous, deux photos de la partie pauvre du cimetière de playa ancha. C'est une de mes dernières découvertes à valparaiso. On s'est servi d'une partie de ce cimetière pour le tournage d'un vidéo clip (prochain article !!). Impressionant, fascinant et glaçant (drapeaux des équipes de foot, tombes d'enfants en forme de berceaux...). La dernière photo est la tombe d'Emile Dubois : arrogant français (pléonasme), premier tueur en série de l'histoire du chili, sorte de saint des voleurs et des nécessiteux. 




Retrato de familia




                                                  
Par Myriam
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Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /Avr /2009 20:29
...
- de ne plus avoir à se demander si on s'est planté de ligne de micro (bus)
- d''aller retirer du liquide dans une pharmacie (ou d'y trouver des chocapic, du redbull, du crédit pour son téléphone et, éventuellement, des médocs)
- d'aller le dimanche au supermarché
- de se faire très régulièrement complimenter/draguer en marchant dans la rue
- de croiser en permanence des chiens errants (et de les voir devenir fous quand la nuit tombe)
- de pouvoir acheter de l'alcool à toute heure
- de saluer 10 personnes lors d'un trajet de 100 mètres
- de prendre du poids
- d'aller au gimnasio (conséquence assez directe du point précédent)
- de suivre les potes dans une expédition foot où il faut trouver le bon mix emplacement-qualité de l'écran-ambiance-"grosse chorrillana" (spécialité culinaire à forte teneur en graisse) pour voir un match de la sélection nationale
- d'aimer la palta (avocat)
- de voir défiler les colocs
- de manger des "hamburguesas de soya"
- de se rendre compte que tout le monde se connait dans un cerro (voire dans un pays)
- de se faire appeler "mi amor", "mijita", "mi corazon"... un peu partout et de presque s'inquiéter quand ce n'est pas le cas
- d'avoir un chauffe-eau capricieux
- d'être considérée comme blonde
- d'évaluer la longueur des trajets en "nuit de bus" ("c'est pas loin, c'est qu'à une nuit de bus")
- de griller son pain avec une... grille posée sur le gaz
- de dépasser d'une tête plus de la moitié des chiliennes (et pas mal de chiliens)
- de se faire de la soupe en poudre
- de devenir mac gyver au fil des soucis domestiques
- de vouloir un peu avoir cours quand même parce que ça permet d'avoir un rythme
- d'avoir des puces
- de ne plus savoir parler anglais
- de dire bonjour et au-revoir aux gens par un abrazo (~accolade chaleureuse)
- de ne pas regarder la télé
- de trouver ultra modernes les maisons où il y a de l'eau chaude pour faire la vaisselle (sans parler de celles chauffées en hiver)
- de glisser des mots chiliens quand on parle en français
- d'avoir des cours basés sur le visionnage de films
- d'acheter des bouteilles de coca king size
- de danser sur de la cumbia
- de devoir souvent débrancher/brancher le modem pour avoir internet
- d'aller fréquemment manger au restau
- de faire des trajets improbables pour payer (commande-caisse-récupération de l'achat)
- de savoir changer une bouteille de gaz
- de se sentir déconnectée de la "vraie vie" des chiliens et de la vie en france
- de devenir "commère du cerro"
- de mettre le PQ dans la poubelle
- de ne pas avoir envie de rentrer
...
Par Myriam
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Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /Mars /2009 23:12

Comme je l'avais mentionné, les aventures qu'il me revient à présent de raconter sont familiales. J'ai retrouvé mes parents à l'aéroport de Santiago le 27 février et je les ai raccompagnés le 12 mars. Entre temps, et alors qu'ils sont restés un peu moins de deux semaines au Chili, on a réussi à beaucoup bouger (grâce au talent de votre serviteur et aux a/r en avion).

Santiago, Araucania, Valparaiso, La Serena-Valle del Elqui... un programme chargé et varié. J'espère que ça leur a plu !

Petit récit illustré (+ de photos disponibles dans les albums Araucania, La Serena-Elqui et Valparaiso)


Santiago


1er jour au chili de nos chers voyageurs - en haut du cerro san cristobal

Mercado central


2e jour et, déjà, découverte des saveurs "typiques"


Araucania


Avec le pisco sour et le pebre, notre meilleur ami pendant ce séjour a été l'avion (a/r peu chers/gain de temps/confort). Décollage pour Temuco (région des lacs).

Parce que j'en ai pris soin quand même ^^ - termas naturales Los Pozones

Un bout du lac Villarica

Parque nacional Huerquehue



Notre chien d'une matinée. Hommage à "Cuchufli"

Volcan Villarica



Valparaiso


Devant la porte de ma chambre

Devant la grille de ma maison


Visite guidée de la ville par mes soins. Commentaires ô combien pertinents tout le long de la belle boucle pour découvrir les quartiers classés au patrimoine de l'humanité. Découverte commune d'autres coins que je n'avais pas encore pris la peine d'arpenter.

Plaza Sotomayor, monumento a los Heroes de Iquique

Ascensor Artilleria


Iglesia La Matriz

Plaza Echaurren

Cerro Alegre

Cerro Bellavista

Ascensor Polanco


La Serena - Valle del Elqui

La Serena : joli centre historique colonial

Expédition a la Reserva nacional Pinguinos de Humboldt

Petit jeu : retrouvez l'éléphant de mer

Lions de mer

Manchots de Humboldt


Vidéo : le show sauvage des dauphins
Ne prêtez qu'une oreille discrète à nos commentaires et préparez-vous à avoir le mal de mer !


Pisco Elqui

Délicieux cadeau de la part d'un gentil caballero

Valle del Elqui, terre des bons fruits et du pisco (alcool national chilien)




A bientôt et merci !

Par Myriam
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Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /Fév /2009 02:04

Je m'attendais à ce que ma dernière journée de stage soit un peu chiante, le rédacteur en chef ne m'ayant peu donné de trucs à faire cette semaine... cette journée s'est révélée être en réalité une des plus funs.

Contexte : le festival international de la chanson de Viña del Mar, un festival d'assez grande envergure, retransmis dans les autres pays d'Amérique Latine. Bon alors faut pas rêver, j'ai pas eu d'accréditation pour couvrir l'évènement mais j'y ai quand même un peu gouté ce matin.

Toute cette semaine, "Buenos dias a todos" - la grosse émission matinale chilienne - est tourné en direct de Viña. Pour la page "Sociales" du journal (page typiquement chilienne où paraissent les photos de gens ayant participé à un évènement plus ou moins mondain), on devait prendre des photos des animateurs et de personnes du public assistant à l'émission.
C'était assez marrant vu que je demandais leur nom aux gens, y compris aux vedettes du petit écran que touuut le monde connait, sauf moi qui n'ai jamais vu la télé au Chili. J'en ai peut-être même froissé quelques uns !

Sur la photo ci-dessous, j'interviewe un humoriste-animateur pour TVN... Un caméraman de la chaine que j'avais déjà croisé à de nombreuses reprises n'avait pas de reporter pour poser la question et tenir le micro. Tadam !
Pour info, tenir le micro d'une grande chaîne lors d'une interview donne pouvoir et crédibilité. Sans dec', la hiérarchie des médias est vraiment tangible.



Le grand invité de l'émission aujourd'hui était Leonardo Farkas, un entrepreneur chilien pêté de thunes qui offre des trucs sans arrêt (15.000 glaces ce jour là). Certains veulent qu'il devienne président... C'est assez symptomatique de l'état de la société chilienne mais passons pour le moment, il mériterait un article à lui tout seul tellement le phénomène est incroyable. Dans la grosse agitation médiatique qu'il a encore suscité, je n'ai pas réussi à lui poser ma question. Il a fini par l'entendre mais m'a balancé "where are you from ?". Moi, "francia" et il m'a dit "très bien" mais ne m'a jamais répondu... Echec linguistique et journalistique !

Farkas. Derrière, des animateurs vedettes.


C'était donc bien de finir sur ça, sur un nouvel aperçu "farandulero" (= people ?) du Chili. Ces deux mois sont vraiment passés très vites. J'ai dû dire au-revoir à l'équipe du journal qui a vraiment été géniale avec moi, une autre page de l'aventure se tourne ^^. Avant de fermer cet article, je ne peux m'empêcher de mencionner une dernière chose. Quelqu'un a envoyé un long mail (positif) au journal et à mon nom en réaction à ma dernière chronique d'opinion. C'est assez étrange de voir que, oui, il y a des gens qui lisent vos articles (et lisent le journal !) et que ceux-ci peuvent vraiment leur attirer l'attention.

A présent, après m'être un peu vantée, je dois t'avouer, public (qui n'a pas eu la chance de lire tous mes articles mais bon...), que je n'écrirai sûrement pas avant deux semaines. Je vais retrouver demain matin mes chers parents à l'aéroport de Santiago et vais voyager un peu avec eux.

Les prochaines aventures à relater seront donc familiales !

Par Myriam
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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 00:56
Non.
Ce blog n'est pas mort.
Ce blog ne rejoindra pas l'interminable liste de ces blogs qui ont eu une étincelle de vie puis se sont éteints soudainement, emportés par le virus foudroyant du désintérêt et de l'oubli.

Oui.
Ce blog restera actif jusqu'à mes derniers jours dans cette terre des extrêmes qui ressemble à une chaussette sur la carte... j'ai nommé le Chili.

Je sais que, chers lecteurs, vous commenciez à vous impatienter devant le peu de mise à jour  récente. Vous rêviez depuis un mois de nouvelles fraiches, d'histoires trépidantes, d'intrigues abracadabrantesques...
Je vais vous décevoir. Rien d'extraordinaire sous le soleil de l'hémisphère sud. Ce sont les vacances d'été, beaucoup s'en sont allés, laissant la ville, ma maison (et ma vie ?) un peu vides. Heureusement qu'il reste le soleil et la plage pour mettre du baume au coeur ^^.
Comment décrire le mois qui s'est écoulé ? Stage qui se passe très bien pendant la semaine. Repos le week-end (= plage, fêtes, santiago...). Tout va bien, en différent.

L'objet principal de cet article est comme son nom l'indique de décrire un peu mon stage.
Depuis le 2 janvier et jusqu'au 26 février (la veille de l'arrivée de mes parents au chili... bipbip !), je suis stagiaire dans le fameux Observador de Viña del Mar. Bon là vous sentez tout de suite le piège. Un nom pareil, la localisation affichée ne présument pas d'une aura étendue...
C'est vrai, plein de gens même ici ne connaissent pas le journal. Le bi-hebdomadaire (parait le samedi et le dimanche) traite des thèmes relatifs à la région du Gran Valparaiso (soit LA grosse conurbation de la 5e région). Pas d'infos internationales ni même nationales, on s'en tient à du très local ou aux thèmes généraux d'un point de vue... local ! Ca fait peur comme ça mais ça craint pas autant que ça peut en avoir l'air.
Je pense que la raison est simple. Valparaiso et Viña ne sont pas des bleds. La vie politique, économique, culturelle et sportive y est intense - sûrement en deuxième position après Santiago.

Ma mission auprès du journal est simple, "reporteo y redaccion de articulos", soit reportage et rédaction d'articles (pour les ultramonolingues). Je n'étais pas supposée écrire dès le début mais en réalité comme j'écris pas mal en espagnol, j'ai rédigé tout de suite. C'est d'ailleurs assez réconfortant de voir que le rédacteur en chef ne modifie pas beaucoup mes articles.
En ce moment, ça se passe plutôt comme ça : je couvre les petits trucs genre les conférences de presse, puis j'écris pour la page web (http://www.diarioelobservador.cl/) et/ou l'édition papier. J'ai de plus en plus de sujets propres donnés par le rédacteur en chef sur lesquels je rédige des articles plus longs.

Parmi les évènements, pas si anodins, que j'ai été amenée à couvrir jusqu'à présent...
- Couverture d'une manifestation de pro-palestiniens devant le Congrès (le congrès national est à Valparaiso), accréditation pour se balader comme des pros dans l'enceinte du pouvoir législatif (bah ouais quand même)
- Un bout du rally Dakar pendant son séjour à Valparaiso (au passage, on a vu luc alphand dans un restau mexicain)
- Moultes conférences de presse : lancement d'une nouvelle initiative institutionnelle, présentation du programme d'un festival, inauguration d'une attraction...



De l'empressement de la presse


C'est assez amusant de se trouver à chaque fois au milieu d'une jungle de micros, d'appareils photos et de caméras. On commence à connaitre les autres journalistes. Les députés nous claquent la bise. On entre dans le petit monde de la presse chilienne, juste comme ça, juste en étant légitime aux yeux des autres parce qu'on a un dictaphone ou un appareil photo...

Côté journal, c'est sans nul doute un journal modeste mais relativement sérieux (dans les limites du raisonnable pour le chili - c'est toujours mieux d'avoir des titres accrocheurs voire raccoleurs et de mettre une jolie fille sur la couverture). L'ambiance y est très décontractée et agréable (fléchettes, musique...), l'équipe est vraiment jeune, je ne me sens pas du tout sous pression.

J'aurais bien évidemment aimé voyager ou faire mon stage sous d'autres cieux mais au final, je n'ai pas le droit de me plaindre. Dans le journalisme, c'est indiscutablement mieux d'avoir une idée de ce dont on parle, de ne pas débarquer dans un journal dans un nouveau pays et de ne rien connaitre des réalités locales (ou du nom des rues tout simplement). Je rencontre une foule de personnes à qui je n'aurais techniquement jamais parlé, je découvre le chili comme jamais, je ne me foule pas tant que ça malgré des horaires étendus... C'est bien.

Arborant fièrement mon accréditation dans un ascenseur du Congrès national

Sous le feu des projecteurs

Grand moment de journalisme.
J'en aurais quelques autres à publier...

Par Myriam
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Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /Jan /2009 01:49
Parce que je n'avais pas encore publié mes vidéos des feux d'artifice du nouvel an...
J'espère que vous les verrez dans une meilleure qualité que lorsque j'ai fait un test.




Par Myriam
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Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /Jan /2009 23:26

L'agenda blogal établi par mes soins il y a peu prévoyait que je publie les photos du réveillon du nouvel an "dans les prochains jours". Bien qu'un peu crevée par les horaires étendus de mon stage (09h30-19/20h en gros), parce que je suis rentrée un peu plus tôt ce soir (ouaouhhh je n'ai travaillé que 8h30 aujourd'hui !) et parce que j'arrive plus au moins à avoir internet (avec le réseau wifi du bar en bas de l'appart' d'à-côté, le modem de la maison a expiré)... voici voilà sous vos yeux ébahis quelques photos de ce fameux réveillon.

Pour mémoire, le nouvel an à valpo est réputé exceptionnel car toutes les villes de la longue baie de valpo tirent des feux d'artifice simultanément. A cette date, la ville est donc remplie de touristes chiliens et argentins venus admirer le spectacle. Ces feux marquent aussi le vrai début de la saison estivale. Bon, traduit en langage courant, ça veut dire que des centaines de milliers de personnes ont fait la fête un peu partout pour célébrer l'entrée dans 2009.

Reprise de l'écriture de cet article et de la publication des photos (9 janvier) :

Préparation du diner du réveillon







Spéciale dédicace aux parents d'Ariel qui ont affirmé lire mon blog et celui de julia assidument !


Aperçu (flou) des feux sur la baie

La fete ne fait que commencer

07h30 du matin : la fete continuera encore longtemps pour certains





Par Myriam
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