Non.
Ce blog n'est pas mort.
Ce blog ne rejoindra pas l'interminable liste de ces blogs qui ont eu une étincelle de vie puis se sont éteints soudainement, emportés par le virus foudroyant du désintérêt et de l'oubli.
Oui.
Ce blog restera actif jusqu'à mes derniers jours dans cette terre des extrêmes qui ressemble à une chaussette sur la carte... j'ai nommé le Chili.
Je sais que, chers lecteurs, vous commenciez à vous impatienter devant le peu de mise à jour récente. Vous rêviez depuis un mois de nouvelles fraiches, d'histoires trépidantes, d'intrigues
abracadabrantesques...
Je vais vous décevoir. Rien d'extraordinaire sous le soleil de l'hémisphère sud. Ce sont les vacances d'été, beaucoup s'en sont allés, laissant la ville, ma maison (et ma vie ?) un peu vides.
Heureusement qu'il reste le soleil et la plage pour mettre du baume au coeur ^^.
Comment décrire le mois qui s'est écoulé ? Stage qui se passe très bien pendant la semaine. Repos le week-end (= plage, fêtes, santiago...). Tout va bien, en différent.
L'objet principal de cet article est comme son nom l'indique de décrire un peu mon stage.
Depuis le 2 janvier et jusqu'au 26 février (la veille de l'arrivée de mes parents au chili... bipbip !), je suis stagiaire dans le fameux Observador de Viña del Mar. Bon là vous sentez tout de
suite le piège. Un nom pareil, la localisation affichée ne présument pas d'une aura étendue...
C'est vrai, plein de gens même ici ne connaissent pas le journal. Le bi-hebdomadaire (parait le samedi et le dimanche) traite des thèmes relatifs à la région du Gran Valparaiso (soit LA grosse
conurbation de la 5e région). Pas d'infos internationales ni même nationales, on s'en tient à du très local ou aux thèmes généraux d'un point de vue... local ! Ca fait peur comme ça mais ça
craint pas autant que ça peut en avoir l'air.
Je pense que la raison est simple. Valparaiso et Viña ne sont pas des bleds. La vie politique, économique, culturelle et sportive y est intense - sûrement en deuxième position après Santiago.
Ma mission auprès du journal est simple, "reporteo y redaccion de articulos", soit reportage et rédaction d'articles (pour les ultramonolingues). Je n'étais pas supposée écrire dès le début mais
en réalité comme j'écris pas mal en espagnol, j'ai rédigé tout de suite. C'est d'ailleurs assez réconfortant de voir que le rédacteur en chef ne modifie pas beaucoup mes articles.
En ce moment, ça se passe plutôt comme ça : je couvre les petits trucs genre les conférences de presse, puis j'écris pour la page web (http://www.diarioelobservador.cl/) et/ou l'édition papier.
J'ai de plus en plus de sujets propres donnés par le rédacteur en chef sur lesquels je rédige des articles plus longs.
Parmi les évènements, pas si anodins, que j'ai été amenée à couvrir jusqu'à présent...
- Couverture d'une manifestation de pro-palestiniens devant le Congrès (le congrès national est à Valparaiso), accréditation pour se balader comme des pros dans l'enceinte du pouvoir législatif
(bah ouais quand même)
- Un bout du rally Dakar pendant son séjour à Valparaiso (au passage, on a vu luc alphand dans un restau mexicain)
- Moultes conférences de presse : lancement d'une nouvelle initiative institutionnelle, présentation du programme d'un festival, inauguration d'une attraction...
De l'empressement de la presse
C'est assez amusant de se trouver à chaque fois au milieu d'une jungle de micros, d'appareils photos et de caméras. On commence à connaitre les autres journalistes. Les députés nous claquent la
bise. On entre dans le petit monde de la presse chilienne, juste comme ça, juste en étant légitime aux yeux des autres parce qu'on a un dictaphone ou un appareil photo...
Côté journal, c'est sans nul doute un journal modeste mais relativement sérieux (dans les limites du raisonnable pour le chili - c'est toujours mieux d'avoir des titres accrocheurs voire
raccoleurs et de mettre une jolie fille sur la couverture). L'ambiance y est très décontractée et agréable (fléchettes, musique...), l'équipe est vraiment jeune, je ne me sens pas du tout sous
pression.
J'aurais bien évidemment aimé voyager ou faire mon stage sous d'autres cieux mais au final, je n'ai pas le droit de me plaindre. Dans le journalisme, c'est indiscutablement mieux d'avoir une idée
de ce dont on parle, de ne pas débarquer dans un journal dans un nouveau pays et de ne rien connaitre des réalités locales (ou du nom des rues tout simplement). Je rencontre une foule de
personnes à qui je n'aurais techniquement jamais parlé, je découvre le chili comme jamais, je ne me foule pas tant que ça malgré des horaires étendus... C'est bien.
Arborant fièrement mon accréditation dans un ascenseur du Congrès
national
Sous le feu des projecteurs