Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 21:42

A vacances atypiques, article atypique.

Programme initial du séjour de david et olivier au chili : passer la première journée dans la capitale (dimanche 26/04), prendre l'avion tôt le lendemain matin pour arica (ville frontière), arriver en bolivie dans la soirée,  parcourir potosi et le salar d'uyuni, rentrer au chili et rester à valparaiso les derniers jours.

Parce que ce n'est pas fun quand tout est bien ficelé, voici le récit en trois chapitres, pas vraiment chronologique, de 15 jours inoubliables au chili.



Chapitre 1 : Ce qui ne s'est (vraiment) pas passé comme prévu

Jour 1 : certaines choses manquent à l'appel
Levée à 5h45, sortie de chez moi à 6h15 avec mon sac de rando et un petit sac noir en bandoulière, il fait encore nuit à valpo et la fête n'est pas encore finie pour certains. Place anibal pinto, alors que je commençais à demander à un chauffeur de colectivo (taxi à trajet fixe) s'il allait bien jusqu'au terminal de bus, quelqu'un arrache (littéralement) le fameux petit sac et détale en courant accompagné d'une autre personne.
Je reste stupéfiée, referme la porte du colectivo et me trouve d'un coup "légèrement" dépourvue : plus de passeport, de carte d'identité chilienne, de carte de crédit, de clés, de téléphone, d'appareil photo... il me reste quelques milliers de pesos et ma carte d'étudiant.
Quelqu'un appelle les flics qui me conduisent au poste pour que je fasse la déclaration de vol. Et là, alors qu'ils remplissent plusieurs papiers, demandent à savoir ce que je connais comme insultes chiliennes... je commence à m'en vouloir. Beaucoup.

Photo prise dans un tout autre contexte (mais pendant cette même quinzaine)

1/ j'aurais complètement pu éviter ça en mettant tout dans mon sac de rando, je pensais ne rien risquer en allant "juste au terminal" mais il était assez tôt => les leçons de prudence que m'apporte mon expérience au chili auraient dû s'ancrer plus profondément dans mes habitudes
2/ j'étais pressée de sauter dans un bus pour santiago pour aller chercher les bro' à l'aéroport
3/ j'allais devoir leur dire que je ne pouvais plus aller en bolivie
Je finis par les retrouver dans l'aéroport. Ils m'apprennent que david n'a pas son sac et qu'on ne pourra le récupérer que le lendemain à arica (au final, on ne le récupérera que le surlendemain dans la matinée - on aurait donc déjà perdu au moins un jour en bolivie).

De très bons auspices quoi !!!


Petites santés
Réveil à 3h45 le lendemain pour aller à l'aéroport. J'ai pas dormi, je tremble, j'ai à moitié de la fièvre... de mauvais signes qui se concrétisent dès l'arrivée à arica... Gastro ou indigestion ? Je passe la journée couchée dans un hostal, je suis toute faible avec un bide qui mettra plus d'une semaine à se stabiliser. Chouette !

Vue sur arica (j'étais alitée pendant ce temps-là ^^)

On en rajoute à peine...

Oliv sera aussi assez malade (crève plutôt), surtout pendant les 3 jours dans le parc national lauca (expédition de substitution).
On a en plus tous été frappés le dernier jour de l'expédition par un sympathique mal des montagnes (on a atteint 4.640m) qui nous comprimait fortement le crâne. Le mate de coca n'y fait rien... le soroche nous a empêché de profiter comme on l'aurait voulu des spendeurs de l'altiplano.


Money, money, money...
Note pour toi public : faute de carte bancaire, ça peut paraître cool de se faire tout payer pendant deux semaines (bien sûr que je les rembourse !!) mais ça l'est moins quand on voyage dans les endroits les plus chers du chili (budget beaucoup plus élevé qu'en bolivie), quand les plafonds de retrait sont atteints, quand les distributeurs sont vides et quand il faut faire les comptes à la fin !



Chapitre 2 : Ce qui aurait pu rentrer dans le premier chapitre mais termine plutôt dans le troisième

Crevage de pneu in the middle of nowhere
Trajet altiplano-arica : notre mini bus crève soudain. Ragallardis par la descente à une altitude décente, les garçons saisissent le frisbee et se lance dans leur première série de lancers en paysage lunaire.
 




Tour à touristes

Après le parc national lauca où il y avait nous, 5 habitants par village et des milliers de camélidés (récapitulatif pour certains ^^ : guanacos en dessous de 3.000m puis vicuñas, llamas, alpacas), nous avons gagné san pedro de atacama. Le village en adobe est une des principales attractions touristiques du chili parce qu'il permet de rayonner dans plein de sites exceptionnels. Peuplé de semi routards et de touristes en goguette, il est difficile d'y échapper à des prix 40% plus chers que la normale et aux tours en agence. Parce que, justement, on ne peut pas toujours y échapper, nous avons choisi de faire l'expédition à la "laguna cejar". Les mini bus remplis se suivaient sur le chemin défoncé, tout le monde arrivait en même temps aux points d'intérêt... pas vraiment notre tasse de thé.


Heureusement, au bout du chemin, il y avait un salar. Il n'est pas très grand, personne ne mentionne jamais son nom et pourtant on peut marcher dessus, y faire des photos funky, admirer le reflet du coucher du soleil dans l'eau... un modeste uyuni mais quand même un magnifique remède à la déception de ne pas y être allés !!









Parce que je ne peux pas voyager sans être en contact permanent avec les carabineros
Côté insolites, alors que nous rentrions d'un tour à vélo dans des gorges superbes et après avoir traversé une rivière, un homme portant un court poncho noir sous lequel il était torse nu accoure vers nous et nous crie depuis l'autre rive qu'il faut qu'on se dépêche d'aller prévenir la police au village parce que quelqu'un "esta colgado" (= est pendu mais pour moi ça pouvait aussi bien vouloir dire qu'il était coincé dans les roches).




Très chouette endroit où nous devions traverser le cours d'eau.

On pédale à toute vitesse, jusqu'à une forteresse pré-inca (7kms plus loin, même pas le temps de la visiter au final) pour prévenir. Sur le chemin du retour et alors que pendant 2kms david devait pousser son vélo avec l'arrière devant parce que son roulement était mort, les policiers viennent deux fois me parler sur le chemin (première photo de l'article) pour me demander des précisions.


Colgado signifie pendu/suicidé bref mort et j'avais donc déclenché une opération "45917". J'avais simplement répété
ce que m'avait crié l'homme bizarre au poncho. La personne était bien seulement coincée et quand les policiers sont arrivés, il semble qu'elle nageait déjà pépère dans la rivière...



Chapitre 3 : Les bonnes surprises

Le tour au parc national lauca
Une très bonne agence au départ d'arica, deux nuits à putre, de splendides paysages, de belles rencontres (que ce soit des aymaras ou le couple de slovènes qui nous accompagnait).


Terminal agricole d'arica : grand marché

Socoroma





Salar de surire

Termes très (trop !) naturelles


Bofedales

Lago chungara


San pedro de atacama, en différent


Le vélo dans la vallée de la mort, ça se mérite...

... mais c'est bien souvent récompensé !

Salar




Nouvelles photos de valpo


Ci-dessous, deux photos de la partie pauvre du cimetière de playa ancha. C'est une de mes dernières découvertes à valparaiso. On s'est servi d'une partie de ce cimetière pour le tournage d'un vidéo clip (prochain article !!). Impressionant, fascinant et glaçant (drapeaux des équipes de foot, tombes d'enfants en forme de berceaux...). La dernière photo est la tombe d'Emile Dubois : arrogant français (pléonasme), premier tueur en série de l'histoire du chili, sorte de saint des voleurs et des nécessiteux. 




Retrato de familia




                                                  
Par Myriam
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