Découverte de la fac et de la ville

Publié le par Myriam

Deuxième journée de la semaine d' "intégration".

La veille on s'est couché tard car on visitait encore des apparts vers 23h... et quand on visite un endroit, une fois sur deux on boit un coup avec les gens (jusqu'à 3h du mat' pour le coup !). J'aime beaucoup ces rencontres fortuites. Par exemple, quand on va voir une chambre, on rencontre d'autres personnes qui nous font visiter ailleurs... On a au fil de la soirée pu admirer la plus belle vue de Valparaiso : sur la terrasse d'un toit vers le haut d'une colline, un point de vue sans limites sur la baie et les autres collines illuminées... quelque chose d'insensé et de superbe !

Voilà ce qu'il faut retenir de Valparaiso. C'est pas mal aussi de se rappeler des moments où on apprend par exemple que les gothiques au Chili dansent sur du... reggaeton ! C'est complètement improbable !
A ce propos les "modes" viennent sans problème jusqu'ici. Ainsi, les chiliens connaissent Jordy, Alizée et la tecktonik :)

Pour en revenir à ma rentrée des classes, on a eu droit à une petite visite guidée avec notre "moniteur" ce matin. Finalement, malgré le côté encadrement club med, c'est pas mal de repérer les différents endroits de la fac (dispersée entre Valparaiso et Vina).

Ca m'a aussi permis de me réconcilier avec la partie plane de la ville, je la trouvais sans charme, en réalité, c'est là que se concentre la majeure partie de l'activité en journée. A lui seul, le "mercado cardonal" est un enchantement avec tous les fruits, les légumes, les poissons vidés sur place...

"Este es Chile"

C'est ce qu'a lâché notre moniteur, Pablo. Pas mal désordonné, il n'est est pas moins génial et nous a appris plein de choses. Ainsi, pour aller à l'université au Chili, il faut payer 150 000 pesos par mois alors que le salaire minimum est de 140 000. Par conséquent, 60% des jeunes ne peuvent pas aller à l'université. On pensait que la Catolica, meilleure université de la région, était imperméable aux conflits sociaux et très conservatrice (il y a quand même une Eglise et des crucifix un peu partout). Pablo dément à lui seul cette idée. Ancien leader des étudiants,"hereje" (hérétique) discrètement revendiqué, il nous a parlé des grèves qu'il pouvait y avoir dans la fac. Quand il y a une "toma" de la fac, les étudiants sont délogés avec des canons à eau et des gaz lacrymogènes. Le climat social au Chili n'est toujours pas - et de loin - pacifié.

Pour info, à la Catolica, il y a 14 000 étudiants, 220 étudiants étrangers (dont environ 150 nord-américains mais aussi des allemands, des espagnols, des mexicains, des autrichiens, des équatoriens, des brésiliens, des portugais, des colombiens...), 18 bibliothèques, 8 facs. En tout entre Valpo et Vina, il y a près de 90 000 étudiants.

J'ai oublié quelque chose d'assez comique : on m'a dit (deux fois) que j'avais un accent centre-américain vu que je parle assez vite.

Pour revenir sur l'ambiance générale de la ville, on peut voir des gens qui au feu rouge font du diabolo, du monocycle en jonglant pour gagner quelques pièces. C'est beau et triste à la fois. J'ai aussi vu un homme sur un âne en plein centre tout à l'heure. C'est tellement différent de ce qu'on a l'habitude de côtoyer au quotidien, tous nos repères sont (agréablement) bouleversés.
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Commenter cet article
O
Pour info, à Rennes aussi, quand il y a des grèves d'étudiants ça se termine aux lacrymo et canon à eau.<br /> <br /> Tain, ca me donne envie tout ce que tu racontes.
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M
Pour le moment, on a surtout gouté à la bière et aux vins chiliens...
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N
Et dis moi tu bois quoi pdt ces apéros insolites? Du Pisco Sour?<br /> En Colombie aussi y'avait des jongleurs aux feux rouges, je crois que c'est un peu inhérent aux "Pays en Développement"...
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