Expédition à Viña del Mar

Publié le par Myriam


Pour toi public.
Bravant tous les dangers, sans aviser les services consulaires français, sans même faire mes adieux à ma famille et à tous ceux qui comptent pour moi, j'ai décidé de me plonger dans le ghetto viñamarino.
Voici le récit de cette expédition hors du commun...

Profitant d'une après-midi libre (ouais ouais ça va j'en ai quelques unes), et suivant les conseils de ma petite maman, j'ai décidé d'aller prendre l'air au bord de la mer. Les plages de Valpo ayant été décevantes la dernière fois (car polluées), je me suis donc risquée à explorer une partie de Viña que je ne connaissais pas encore : le bord de mer.

Pour y aller, rien de trop compliqué, mon ami le métro peut m'approcher du littoral. Du coup et en bonne reporter sans frontières, j'ai des photos de ma station... quelle excitation doit déjà t'étreindre ô public !


Vue depuis un petit promontoire. Je sais, ça envoie du rêve.

Ma station de métro. Oui oui, c'est bien l'océan Pacifique à 2 mètres.


Je n'avais encore vu de Viña que le mall, les alentours de l'école de journalisme, un côté de la partie plane (rues commerçantes, places arborées mais aussi endroits plus populaires). Etant plus étendue et peuplée que Valpo, Viña ne peut se résumer à "une ville de riches". Les constructions frénétiques enlaidissent la cité balnéaire mais l'ouverture franche sur la mer, la végétation, la largeur des rues la rendent plus aérée que Valparaiso. 

Le mauvais côté : des constructions de tours en permanence

Ces chantiers jouxtent des quartiers résidentiels agréables


A ma sortie du métro j'ai suivi un panneau "vista hermosa" (belle vue) que j'avais déjà repéré et, n'écoutant que mon courage et ma volonté de t'informer, public, je suis partie à l'assaut du cerro castillo (château).
Je sais à présent qu'un cerro ce n'est pas forcément une colline mitée de maisons branlantes et peintes façon cache-misère... ça peut aussi être un quartier très cossu et arboré avec des voies privées et de hauts murs qui empêchent d'en faire le tour. Presque rien à envier à la côte d'Azur.

Le "château"

La "belle vue"

Enfin la côte !

Du goût des chiliens pour les châteaux kitsch

Au fond, ce qu'on distingue mal, c'est Valpo (brume océane et non pas smog !)

Les plages ne sont plus très loin



Premier (très) bon point en urbanisme décerné à la ville de Viña par le jury que je compose : l'océan se jette dans la ville au milieu d'une avenue bordée de palmiers. Dommage, l'eau ne va pas jusqu'au pont que je traverse chaque jour pour aller à la fac. Elève en progrès mais peut mieux faire.




Plage propre. Vrai sable. Béton.
La promenade en bois se situe directement sur le sable car les promoteurs ont oublié de laisser un intervalle...
Heureusement, plus on s'éloigne, plus les plages sont agréables. Ci-dessous, à la sortie (?) de la ville, quand le défilé des immeubles s'arrête brutalement.


Pour être complète mon expédition devait se composer d'une expérience culinaire. J'ai donc tenté des sortes de cigarettes russes fourrées au manjar (vraiment pas dégueu pour presque rien).
Au final, le moment le plus extrême de cette expédition s'est produit quand un rouleau du Pacifique a failli baptiser mes nouvelles tennis...


Je mène vraiment une vie difficile. Et ce, seulement pour toi public.


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