Ce que vous ne verrez (peut-être) qu'ici...
Il fallait bien qu'à un moment donné je commence à rédiger un article sur les choses surprenantes que je vois au quotidien...
Parmi celles-ci, les chiliens font preuve d'un étonnant sens de la mesure. Morceaux choisis.
- le foot, "religion nationale" ? Pffff ! Encore, s'ils arrivaient à se qualifier pour la coupe du monde... Pas transcendée par l'unique match que j'ai vu, je me rappelle surtout que les commentateurs ont vanté les mérites du rasoir Mach 3 de Gillette pendant la mi-temps.
- le 11 septembre : on nous avait déconseillé de sortir ce jour-là pour cause d'émeutes ; dans les rues de Santiago, un policier nous a dit qu'il fallait qu'on fasse très attention dans le centre historique parce qu'il y avait encore des affrontements avec gaz lacrymogènes et cie...
Bilan : il y a effectivement eu des "échauffourées" par ci par là mais je n'en ai rien vu, et le centre historique de Santiago était plein de familles en train de de balader et d'acheter des glaces... terrifiant !
- le 18 septembre : on nous l'avait présenté comme un évènement à ne pas rater, l'abondance de drapeaux pouvait laissait présumer une grande fête populaire... C'en était effectivement une mais elle s'est révélée plutôt décevante au final.
- a contrario, el carnaval de los mil tambores (qui se déroule en ce moment) : aucun tapage autour de ce carnaval et pourtant... c'est ouf ! Un grand moment : jongleurs, échasses, groupes de percus guidés au sifflet, personnes à moitié-nues recouvertes de peinture (oui, oui il y avait plein de filles très dévêtues)... tout ça dans une excellente ambiance de fête. Fête qui s'est prolongée un peu partout dans les rues, sur les places... Les marches en bas de chez moi ressemblent en temps normal à la place du Parlement de Rennes, hier j'ai carrément dû louvoyer et me faufiler pour atteindre ma porte !
Un vendredi (presque) comme les autres en bas de chez moi...
Si j'en crois les chiliens et si j'oublie leur tendance habituelle à l'exagération, les carnavals qui animent la ville la semaine avant le nouvel an ainsi que les feux d'artifice vont rameuter beaucoup beaucoup plus de monde. Je suis pressée de voir ça !
J'en reviens aux curiosités du quotidien...
- Qu'est-ce qu'une pharmacie au Chili ? Déjà, c'est un oligopole (Cruz Verde, RedFarma, Farmacia Ahumada, Farmacia del Dr Simi, Salcobrand) qui se fait concurrence à coups d'ofertas (de promos). Ces pharmacies font leur pub avec des catalogues similaires à ceux des supermarchés (solutions "médicales" proposées en fonction de la saison : printemps/2 boites d'antihistaminiques pour le prix d'1). Qu'y trouve-t'on ? Les médicaments et produits cosmétiques jouxtent les paquets de Chocapic et les frigos remplis de... Red Bull ! (je rappelle qu'en France la vente de Red Bull est licite depuis peu).
- Acheter quelque chose dans un magasin peut s'apparenter à un sport.
Dans une boulangerie, prends d'abord garde à ce que tu demandes, la façon de compter le pain des chiliens peut être déstabilisante. Une fois ton choix effectué, reçois un premier petit ticket avec lequel tu te rends à une caisse où tu paies et où tu reçois un nouveau ticket avec lequel tu vas à un autre endroit récupérer ton bien. On s'habitue vite au trajet commande-caisse-emballage mais il parait toujours aussi inutile !
- Pas de panique si tu entends les gens t'appeler "hija", "hijita", "mi niña" (ma fille voire fillette), "princesa", "mi corazon" (mon coeur), "mi amor" dans les rues, les boutiques ou ailleurs... Les gens qui disent ça ne te draguent pas forcément (des fois c'est limite quand même). Dernier exemple en date (08/10), dans la boulangerie qui a servi d'illustration au tiret précédent, la fille qui a pris ma commande m'a appelée 3 fois "mi amor". Naturellement.
- Côté expressions, le vocabulaire ici est bourré de "chilenismos", parmi lesquels (pour les plus courants) : bakan (génial), fome (chiant), "po" (utilisé un peu partout comme pour ponctuer la phrase : "si po", "no po", "no sé po"...), pololo/polola (petit(e) ami(e)), buena/mala onda (sympa ou non), cachai ? (tu comprends/vois ?), carrete (fête), huevon/huevona (mec, couillon...), luka (1000 pesos)...
- Ajout de circonstance : ci-dessous, les affiches de la campagne municipale envahissent les rues, les places, les façades des maisons et même les arbres... Absence de législation ?


Parmi celles-ci, les chiliens font preuve d'un étonnant sens de la mesure. Morceaux choisis.
- le foot, "religion nationale" ? Pffff ! Encore, s'ils arrivaient à se qualifier pour la coupe du monde... Pas transcendée par l'unique match que j'ai vu, je me rappelle surtout que les commentateurs ont vanté les mérites du rasoir Mach 3 de Gillette pendant la mi-temps.
- le 11 septembre : on nous avait déconseillé de sortir ce jour-là pour cause d'émeutes ; dans les rues de Santiago, un policier nous a dit qu'il fallait qu'on fasse très attention dans le centre historique parce qu'il y avait encore des affrontements avec gaz lacrymogènes et cie...
Bilan : il y a effectivement eu des "échauffourées" par ci par là mais je n'en ai rien vu, et le centre historique de Santiago était plein de familles en train de de balader et d'acheter des glaces... terrifiant !
- le 18 septembre : on nous l'avait présenté comme un évènement à ne pas rater, l'abondance de drapeaux pouvait laissait présumer une grande fête populaire... C'en était effectivement une mais elle s'est révélée plutôt décevante au final.
- a contrario, el carnaval de los mil tambores (qui se déroule en ce moment) : aucun tapage autour de ce carnaval et pourtant... c'est ouf ! Un grand moment : jongleurs, échasses, groupes de percus guidés au sifflet, personnes à moitié-nues recouvertes de peinture (oui, oui il y avait plein de filles très dévêtues)... tout ça dans une excellente ambiance de fête. Fête qui s'est prolongée un peu partout dans les rues, sur les places... Les marches en bas de chez moi ressemblent en temps normal à la place du Parlement de Rennes, hier j'ai carrément dû louvoyer et me faufiler pour atteindre ma porte !
Si j'en crois les chiliens et si j'oublie leur tendance habituelle à l'exagération, les carnavals qui animent la ville la semaine avant le nouvel an ainsi que les feux d'artifice vont rameuter beaucoup beaucoup plus de monde. Je suis pressée de voir ça !
J'en reviens aux curiosités du quotidien...
- Qu'est-ce qu'une pharmacie au Chili ? Déjà, c'est un oligopole (Cruz Verde, RedFarma, Farmacia Ahumada, Farmacia del Dr Simi, Salcobrand) qui se fait concurrence à coups d'ofertas (de promos). Ces pharmacies font leur pub avec des catalogues similaires à ceux des supermarchés (solutions "médicales" proposées en fonction de la saison : printemps/2 boites d'antihistaminiques pour le prix d'1). Qu'y trouve-t'on ? Les médicaments et produits cosmétiques jouxtent les paquets de Chocapic et les frigos remplis de... Red Bull ! (je rappelle qu'en France la vente de Red Bull est licite depuis peu).
- Acheter quelque chose dans un magasin peut s'apparenter à un sport.
Dans une boulangerie, prends d'abord garde à ce que tu demandes, la façon de compter le pain des chiliens peut être déstabilisante. Une fois ton choix effectué, reçois un premier petit ticket avec lequel tu te rends à une caisse où tu paies et où tu reçois un nouveau ticket avec lequel tu vas à un autre endroit récupérer ton bien. On s'habitue vite au trajet commande-caisse-emballage mais il parait toujours aussi inutile !
- Pas de panique si tu entends les gens t'appeler "hija", "hijita", "mi niña" (ma fille voire fillette), "princesa", "mi corazon" (mon coeur), "mi amor" dans les rues, les boutiques ou ailleurs... Les gens qui disent ça ne te draguent pas forcément (des fois c'est limite quand même). Dernier exemple en date (08/10), dans la boulangerie qui a servi d'illustration au tiret précédent, la fille qui a pris ma commande m'a appelée 3 fois "mi amor". Naturellement.
- Côté expressions, le vocabulaire ici est bourré de "chilenismos", parmi lesquels (pour les plus courants) : bakan (génial), fome (chiant), "po" (utilisé un peu partout comme pour ponctuer la phrase : "si po", "no po", "no sé po"...), pololo/polola (petit(e) ami(e)), buena/mala onda (sympa ou non), cachai ? (tu comprends/vois ?), carrete (fête), huevon/huevona (mec, couillon...), luka (1000 pesos)...
- Ajout de circonstance : ci-dessous, les affiches de la campagne municipale envahissent les rues, les places, les façades des maisons et même les arbres... Absence de législation ?


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