Una tienda llamada Parafernalika

Publié le par Myriam


Hier matin (dimanche), je suis sortie en trombe de chez moi pour me rendre plus haut, dans le cerro Alegre où se trouve la tienda (boutique) où je travaille désormais. Pourquoi en trombe ? Parce que je ne savais pas que le Chili passait pendant la nuit à l'heure d'été (+1h). Ce n'est pas une mauvaise chose néanmoins car à présent le décalage avec la France n'est plus que de 5h et sera même de 4h d'ici peu (quand l'hexagone passera à l'heure d'hiver), de quoi rendre les communications avec le vieux continent plus faciles !
Pressée, j'ai quand même pris le temps de prendre une petite photo où on peut voir l'ascenseur Reina Victoria (part de juste en bas de chez moi mais toujours en travaux) et ma maison (premier étage de la maison orange).


Je n'avais pas vraiment besoin de me dépêcher car c'est moi qui étais en charge de la tienda de l'ouverture à la fermeture. En effet, et alors que je n'avais été que 3 fois à la tienda, le « patron » (difficile de qualifier Alfonso de patron) m'a laissé les clés, la responsabilité de la caisse et de toute la boutique pendant une journée entière. J'ai donc disposé dehors les panneaux, les mannequins, le vieux vélo... et j'ai géré la petite entreprise plus de 8h sans personne pour me chaperonner.

Pasaje Santa Isabel


Comment j'ai trouvé ce job ? Une ancienne coloc m'a proposé de prendre sa place et j'ai saisi l'occasion sans me poser de questions. C'est un bon plan ? Côté salaire, pas d'illusions. On est au Chili et ce que je croyais être un peu ridicule est considéré très raisonnable par les chiliens... Je viens de faire la conversion en euros et c'est pire que ce que je m'imaginais : 1,5€ de l'heure + 5% des ventes (j'aurais dû m'en rappeler avant de faire un rabais à un client !)... Heureusement que je n'ai pas besoin de ça pour bien vivre ici.

L'intérêt est ailleurs ? Sans aucun doute !
D'abord, la tienda est originale. Que dis-je ? Excentrique !!! On y trouve de tout et surtout du moche : vêtements neufs ou « vintage » (pour ne pas dire d'occasion), accessoires, artisanat, thé... Les trucs à vendre sont disposés un peu partout et de façon insolite car la tienda est une vraie maison : 2/3 pièces, un couloir, une cuisine et une salle de bain.

Entrée



Cabine d'essayage

Décoration soignée !

Cuisine/cafétéria dont j'ai déjà pu faire profiter quelques compatriotes...

Ensuite, c'est vraiment cool. Je peux venir quand ça m'arrange, je bois des litres de thé, je me foule pas, je papote...


Enfin, c'est intéressant de voir autre chose que la fac et les fêtes. Je discute avec plein de monde, j'apprends des choses... Par exemple, et pour ne parler que de mon apprentissage du commerce à la chilienne, je sais à présent pourquoi quand on achète simplement une empanada ou juste une bouteille d'eau on nous donne un reçu et on insiste pour qu'on le prenne. Tout ça (et comme je m'en doutais un peu) est sévèrement contrôlé par le fisc et ils risquent des amendes. Je contribue donc à mon tour à la destruction quotidienne de dix hectares de forêt amazonienne...

A propos de papier, un article publié dans un journal de Valparaiso (La Estrella) attire en ce moment à la tienda quelques curieux. En effet, la tienda est qualifiée sur la Une de l'édition du samedi 4 octobre de "sofisticado sex shop" (traduction inutile je présume) et donne lieu a un article pleine page... Voici le lien de l'article : http://www.estrellavalpo.cl/prontus4_noticias/site/extra/pdp/pdp.html?sec=2&ts=20081004001115&fp=20081004&pag=32


Des petites explications s'imposent !
La tienda propose effectivement dans la salle de bain une vitrine où sont proposés quelques sex toys : "consoladores", anneaux vibrants, strings en bonbons et canards en plastique essentiellement... En somme, pas de quoi effaroucher les voisines d'une soixantaine d'année venues après avoir lu l'article. Cet article est très drôle car le président du comité de voisinage s'y refuse à se prononcer sur l'existence de ce qui est présenté comme un sex shop. La mise en avant de cette facette vient sans doute du fait que ce serait le seul magasin de la zone Valpo/Viña à proposer de tels objets.


Cette petite vitrine dans le coin est le "sex shop" en question :)

L'article fait encore venir du monde, certaines personnes espérant sans doute découvrir un véritable sex shop. Le dimanche suivant la parution, un homme m'a demandé si nous avions un "dilatador anal" (traduction là aussi superflue). Sur le coup, et pas sûre d'avoir compris, j'ai préféré l'orienter vers Alfonso... Je me dis que je ne vais pas me retrouver souvent face à de telles questions pour la simple et bonne raison que les gens vont se rendre compte que ce n'est PAS un sex shop. Ainsi, pas de poupées gonflables ni de  "dilatador anal" !!

Pour finir, voici la vue (pas dégueu) que nous avons depuis l'entrée de la tienda.


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N
mdr! il est excellent ce magasin, tu dois rencontrer de drôles de loustics! Mais tu comprends parfaitement la langue alors?
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M
Heu, comment dire... Après mûre réflexion il ne me semble pas surprenant de te voir travailler dans un sex shop...Et franchement j'ai analysé tes photos, tout ça révèle un fort degré de décadence !!! J'espère que tu vas bien, du bisous...
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O
Au moins, si un jour tu as du mal à devenir journaliste (je te le souhaite pas), tu pourras t'orienter dans la vente d'objet à utilisation sexuelle (pour pas dire gode etc...) ou bien postuler dans un salsa.<br /> <br /> Ps: Si tu me ramener un canard pour mon bain, stp??? :)
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