¡ Vamos...! ¡ Vamos chilenos…!

Publié le par Myriam


¡ Vamos… Vamos chilenos

Esta noche, tenemos que ganar !  

[Allez... Allez les chiliens ! Nous devons gagner ce soir !]

Voilà l’hymne de supporter que j’ai dans la tête depuis mon réveil. Ehhh ouais je peux me vanter d’avoir vu hier un match Chili-Argentine dans l’Estadio Nacional de Santiago (éliminatoires pour la coupe du monde). C’était un très grand moment d’autant plus que les joueurs ont répondu aux appels du public et ont gagné 1-0 contre le voisin argentin. Les chiliens eux-mêmes avaient l’air de ne pas en revenir (ils ne gagnent jamais contre l’Argentine) et ont bien fêté l’exploit.


Estadio Nacional avec les Andes en arrière-plan


Tout a commencé par un rendez-vous dans le métro de santiago avec le mec qui nous vendait les places (engrangeant par là un bénéfice substantiel). Pause plus longue que prévu dans un bar/cafétéria où on a rencontré deux chiliens qui répétaient sans cesse qu’ils gagnaient bien leur vie et nous ont offert plusieurs fois à boire. 


Preuve comme quoi ces chiliens ont pris garde de nous prémunir du risque de déshydratation...

Séance maquillage.


Le génie créatif chilien a parlé... Non, ce n'est pas la Russie que je supporte !


Nous avons ensuite tracé jusqu’au stade en passant par la case métro bondé (je crois qu’on n'a pu rentrer dans une rame qu’au bout de 4 ou 5 passages dudit métro). 



Nous avons fini par atteindre stade en suivant la marée humaine rouge, bleue et blanche, nous avons passé les différents contrôles et sommes arrivés dans les gradins juste au moment où une fanfare entrait sur le terrain avant la présentation des équipes.




Vidéo prise avant le début du match
On peut y entendre "concha tu madre" (ta mère la pute ou équivalent fleuri), premier d'une longue série


Tout de suite happés par l’ambiance, nous n’avons pas épilogué sur le fait que l’estadio nacional a servi de camp de concentration des « subversifs » pendant les premières semaines de la dictature et que continuer à l’utiliser comme lieu de fête avait quelque chose d’indécent (j’ai vu le documentaire Estadio Nacional il y a une semaine)...
Pas d’état d’âme, la foule, les chants, les fumigènes, les couleurs étaient grisants, l’ambiance était survoltée et, cerise sur le gâteau de la liesse, l’équipe chilienne a bien joué !



Hymne chilien



22, vlà les flics ! Très gros encadrement par les robocops de la police chilienne

 


A la fin nous avons regagné le centre dans un bus plein à craquer de supporters déchainés. Certaines rues du centre étaient bouclées, on se serait crus sur les Champs Elysées au moment de la victoire de 1998. La plaza Italia vibrait au son des « ¡ Chi chi chi le le le Viva Chile ! ». On devait passer chez pierre (qui habite tout près) avant de poursuivre la fête, je me rappelle que julia a dit un truc du genre « de toute facon la fête sera toujours là dans une demi-heure ». C’est ce que nous pensions tous mais alors que nous retournions vers la place, des gens nous ont dit « ils sont en train de tirer de l’eau » (sous-entendu les policiers) et un fourgon blindé de la police a surgi dans la rue et a balancé des gaz lacrymogènes sans prévenir et surtout sans raison apparente à part celle de dissuader de se rendre dans le coin. J'ai reculé assez tôt mais tous n’ont pas eu cette chance... Bref, on nous a dit qu’il était désormais impossible d’aller dans cette direction car les carabineros vidaient les lieux à cause de quelques agitateurs. Le froid a ainsi été soufflé en quelques minutes et nos projets de faire la fête jusqu’au départ du premier bus pour valpo (à 6h) se sont un peu essouflés.





















A part ça, les carabineros sont cools !



 


Des chiliens croisés à ce moment-là nous ont proposé de venir chez eux (difficile à imaginer en france !), on y est resté le temps que le gaz disparaisse puis retour chez pierre comme dernière étape de cette soirée plutôt décousue.

6 dans un taxi pour aller jusqu'à la gare routière de Santiago. Le chauffeur a bien voulu nous prendre mais il a dit qu'un seul pouvait monter à l'avant à cause des carabineros... Ah.. parce que 5 à l'arrière dont julia allongée sur nous ça ne les dérange pas les carabineros ?!

Arrivée à valpo décalée. Visages froissés, restes de peinture et de confettis, nous étions encore dans l’ambiance post match tandis que les porteños commencaient leur journée. On a ainsi croisé deux de mes colocs et marie qui se rendaient en cours alors qu’on gagnait nos antres respectives pour commencer notre nuit.

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