Les fêtes patriotiques ne s'arrêtent jamais...
17 septembre au soir... On (Paul, Matthias, moi et 2 chiliennes) s'est dirigé vers Playa ancha, cerro de Valpo où il y a probablement le plus d'installations (fondas ou ramadas) pour la fête patriotique. Les micros (bus chiliens) se pressaient frénétiquement dans cette direction, la nôtre a eu son rétroviseur latéral pulvérisé et les chiliens n'ont pas hésité à crier pour dénoncer de concert (et dans la bonne humeur) la micro coupable à un carabinero (policier). Ambiance. Petits français un peu interloqués et morts de rire.
Plongée dans la foule, immense et joyeuse. Je ne m'attendais pas à ça. Des tonnes de boutiques vendant des choses plus ou moins comestibles mais toutes immensément caloriques (empanadas, brochettes, frites, churros con manjar, chicha, barbapapas de toutes les couleurs...). Les chiliennes qui étaient avec nous nous ont dit qu'une étude nutritionnelle avait montré que les chiliens prenaient entre 3 et 5 kilos pendant cette semaine de festivités. Déjà que le régime chilien n'est pas léger en temps normal, là ils se lachent complètement.
Il n'y a pas que des stands de bouffe, c'est une vraie fête foraine avec bingo, pêche à la ligne, manèges et montagnes russes. Il y a aussi des espaces plus fermés où se déroulent des concerts. A minuit dans un de ces "cabarets", les musiciens ont commencé à entonner l'hymne national, tous les chiliens présents étaient debout, la main sur le coeur, j'ai même vu une dame sécher ses larmes...
C'est dans un de ces cabarets que nous avons fini par entrer, sans savoir à quoi on s'exposait... Nous sommes allés au cabaret d' "Afrodita". Et là, c'était vraiment improbable, imaginez le triptyque impossible : jour de la fête nationale/show de travestis/campagne électorale.
Je tente d'expliquer : ce cabaret, peuplé de travestis vulgaires et caricaturaux, est géré par Zuliana (état civil, Enrique Araya) - présidente du syndicat des travestis de Valparaiso Afrodita ou encore "presidenta de las trabajadoras sexuales transgéneros de Valparaíso" - qui cherche à financer sa campagne pour devenir conseillère municipale de la ville...
Au départ, pas de problème tout le monde pouvait danser sur de la musique variée, c'est quand le "spectacle" a commencé que ça s'est compliqué.
C'est devenu franchement beauf', vision d'une certaine misère humaine et sociale dans le public, des gays de l'assemblée jouaient inexplicablement la plus ridicule des caricatures... Bref, c'était lourd et un peu glauque. Je ne pouvais m'empêcher de me demander "pourquoi ?" : pourquoi se mettre aussi lamentablement en scène, pourquoi se montrer sous un jour à ce point caricatural, pourquoi les chiliens viennent à ce genre de spectacle (pour voir des "bêtes de foire" ?). Je ne pense pas que cette voie aidera les homosexuels et transgenres du Chili à gagner le respect de leurs compatriotes...
Malgré tout, voir cette ambiance de liesse baigner la ville est génial et passionnant. Et ce n'est pas fini...
18 septembre : légère déception. L'après-midi les rues du centre-ville étaient désertes, tous les chiliens devaient faire la fête en famille. J'ai moi-même été invitée à passer cette journée chez la famille de Neve mais c'était à San Antonio donc je n'aurais pas pu être à Valpo le soir. Je m'attendais à ce qu'il y ait encore plus d'ambiance que la veille à Playa ancha mais finalement rien de transcendant, il y avait juste plus de monde, plus longtemps. Même si je pourrais être tentée par un nouveau tour sur les montagnes russes, je n'ai pas envie d'y passer encore une soirée : le côté fête foraine agrémentée de cueca lasse rapidement.
3 derniers jours du week-en prolongé : journées de semi-glandouille, bonnes petites soirées entre amis, sevrage de la beaufitude des fêtes patriotiques.
Je suis un peu frustrée de devoir reconnaître que je n'ai pas suffisamment profité de ces 4/5 jours de vacances. Je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus ouf à Valpo mais comme au final ça n'a pas été exceptionnel, je voulais absolument sortir au moins une fois de la ville. D'où ma déception parce qu'aujourd'hui (dimanche) et alors qu'avec mes colocs on pensait aller à l'Isla Negra, le même brouillard que lundi (pour ceux qui suivent) nous condamne à rester à la maison. Heureusement qu'on ne se morfond jamais à Valpo. Enfin quand même, j'aurais bien respiré un autre air.
Plongée dans la foule, immense et joyeuse. Je ne m'attendais pas à ça. Des tonnes de boutiques vendant des choses plus ou moins comestibles mais toutes immensément caloriques (empanadas, brochettes, frites, churros con manjar, chicha, barbapapas de toutes les couleurs...). Les chiliennes qui étaient avec nous nous ont dit qu'une étude nutritionnelle avait montré que les chiliens prenaient entre 3 et 5 kilos pendant cette semaine de festivités. Déjà que le régime chilien n'est pas léger en temps normal, là ils se lachent complètement.
Il n'y a pas que des stands de bouffe, c'est une vraie fête foraine avec bingo, pêche à la ligne, manèges et montagnes russes. Il y a aussi des espaces plus fermés où se déroulent des concerts. A minuit dans un de ces "cabarets", les musiciens ont commencé à entonner l'hymne national, tous les chiliens présents étaient debout, la main sur le coeur, j'ai même vu une dame sécher ses larmes...
C'est dans un de ces cabarets que nous avons fini par entrer, sans savoir à quoi on s'exposait... Nous sommes allés au cabaret d' "Afrodita". Et là, c'était vraiment improbable, imaginez le triptyque impossible : jour de la fête nationale/show de travestis/campagne électorale.
Je tente d'expliquer : ce cabaret, peuplé de travestis vulgaires et caricaturaux, est géré par Zuliana (état civil, Enrique Araya) - présidente du syndicat des travestis de Valparaiso Afrodita ou encore "presidenta de las trabajadoras sexuales transgéneros de Valparaíso" - qui cherche à financer sa campagne pour devenir conseillère municipale de la ville...
Au départ, pas de problème tout le monde pouvait danser sur de la musique variée, c'est quand le "spectacle" a commencé que ça s'est compliqué.
C'est devenu franchement beauf', vision d'une certaine misère humaine et sociale dans le public, des gays de l'assemblée jouaient inexplicablement la plus ridicule des caricatures... Bref, c'était lourd et un peu glauque. Je ne pouvais m'empêcher de me demander "pourquoi ?" : pourquoi se mettre aussi lamentablement en scène, pourquoi se montrer sous un jour à ce point caricatural, pourquoi les chiliens viennent à ce genre de spectacle (pour voir des "bêtes de foire" ?). Je ne pense pas que cette voie aidera les homosexuels et transgenres du Chili à gagner le respect de leurs compatriotes...
Malgré tout, voir cette ambiance de liesse baigner la ville est génial et passionnant. Et ce n'est pas fini...
18 septembre : légère déception. L'après-midi les rues du centre-ville étaient désertes, tous les chiliens devaient faire la fête en famille. J'ai moi-même été invitée à passer cette journée chez la famille de Neve mais c'était à San Antonio donc je n'aurais pas pu être à Valpo le soir. Je m'attendais à ce qu'il y ait encore plus d'ambiance que la veille à Playa ancha mais finalement rien de transcendant, il y avait juste plus de monde, plus longtemps. Même si je pourrais être tentée par un nouveau tour sur les montagnes russes, je n'ai pas envie d'y passer encore une soirée : le côté fête foraine agrémentée de cueca lasse rapidement.
3 derniers jours du week-en prolongé : journées de semi-glandouille, bonnes petites soirées entre amis, sevrage de la beaufitude des fêtes patriotiques.
Je suis un peu frustrée de devoir reconnaître que je n'ai pas suffisamment profité de ces 4/5 jours de vacances. Je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus ouf à Valpo mais comme au final ça n'a pas été exceptionnel, je voulais absolument sortir au moins une fois de la ville. D'où ma déception parce qu'aujourd'hui (dimanche) et alors qu'avec mes colocs on pensait aller à l'Isla Negra, le même brouillard que lundi (pour ceux qui suivent) nous condamne à rester à la maison. Heureusement qu'on ne se morfond jamais à Valpo. Enfin quand même, j'aurais bien respiré un autre air.
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